La Fête foraine, terrain de rencontres entre générations - Juillet 2012

En 1960, dans une bourgade de la Haute-Vienne, Oradour sur Vayres, lors d'une très rituelle partie de pétanque, 4 amis lancent l'idée de faire venir des manèges dans leur petite ville. Le comité des fêtes d'Oradour est alors officiellement constitué en 1961.

La première fête accueille scooter et tir à la carabine. Depuis, au long des décénies la fête a pris de l'ampleur. C'est aujourd'hui la Foire du Trône d'Oradour sur Vayres, avec près de 100 000 visiteurs annuels sur 4 jours, chaque dernier week-end de juillet.

Mais quel rapport entre une fête foraine et la solidarité ?

La fête foraine est le terrain idéal des rencontres entre générations qui déambulent dans cette féérie colorée. Devant les manèges, stands de tir, pêche à la ligne, barbapapa, pommes d'amour... petits et grands partagent ce moment de distraction. Trois ou quatre générations se réunissent pour vivre ensemble la "Frairie". C'est une occasion de transmission d'un patrimoine familial et culturel.

Pour Henri Descubes, vice-président du comité des fêtes, c'est aussi un acte solidaire que celui de s'engager dans la préparation de la fête. C'est une certaine idée de la solidarité envers sa commune et ses habitants pour faire vivre un territoire rural.

"Se retrouver également plusieurs jours par semaine pendant des mois pour préparer la fête, cela crée des liens et un fort sentiment de solidarité au sein du comité. Nous devenons amis".

Le rôle social de la Fête

Chaque année, la fête se prépare plusieurs mois à l'avance. Un des moments fort de ces 4 jours est le corso fleuri, défilé de chars agricoles décorés de fleurs en papier crépon illustrant un thème choisi. En 2011 le corso a mis à l'honneur les papillons, en 2012, les oiseaux. Les membres du comité affectionnent les thèmes liés à la nature.  "Ce n'est pas toujours très facile de renouveler les équipes et jeunes et vieux divergent parfois d'opinion", confie Henri Descubes.

Il n'empêche. Pour les avoir vus quelques heures avant le lancement des festivités, apportant les dernières finitions aux chars, installant les décorations dans les rues, ne comptant pas les heures de travail ; ces générations s'accordent dans un même but : pour que la fête soit réussie... et réunisse petits et grands.